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Blog de Skippyremi http://skippyremi.joueb.com

Le baiser du fantôme
--> Rédaction sur le fantastique

En 1855, le manoir des de Nozière a fait l’objet d’une disparition assez curieuse. Voici une des coupures de journaux qui est parue peu après la disparition de  Violette de Nozière.

Cela c’est produit le soir de son anniversaire. Pour ses 20 ans, ses parents avaient organisé un bal en son honneur. La fête était somptueuse, la salle était richement décorée de draperies de velours pourpre,  de magnifiques roses blanches et de guirlandes argentées qui étincelaient sous les lampions qui diffusaient une lumière chaude et agréable. Le banquet était remarquable et composé de mets fabuleux. Ses parents avaient réussi à faire venir toutes les personnes qui lui étaient chères et que elle appréciait. Tout au long de la soirée, elle s’amusa beaucoup, mais au beau milieu, elle vit un jeune homme qu’elle n’avait pas encore remarqué et qu’elle ne connaissait pas. Elle demanda à sa mère qui était-il et elle lui répondit qu’il était probablement le cavalier d’une de mes amies. Tranquillisée sur son identité, elle ne lui portait plus aucune attention et elle finit même par l’oublier jusqu’à ce qu’il vienne lui demander si elle avait la gentillesse de lui accorder la prochaine danse. Elle accepta volontiers et ils s’élancèrent sur la piste lorsque l’orchestre commença à jouer une valse. Quand il la prit par la taille, elle remarqua que ces mains étaient glacées et un frisson lui parcouru l’échine, mais elle fut néanmoins  ravie de lui parler car maintenant qu’il occupait son esprit,  elle voulait en savoir plus sur sa personne. Il valsait comme un dieu et elle lui demanda où il avait appris à danser aussi bien. Il lui répondit que c’était son père qui lui avait donné des leçons car il était lui-même un excellent danseur. Il ajouta  qu’il avait eu l’occasion de mettre en pratique ses connaissances car il avait été invité à tous les grands bals d’Europe. Ils dansèrent ensemble durant toute la soirée. Elle eut un petit moment d’anxiété quand ils passèrent devant un miroir car elle avait le sentiment de ne pas avoir vu son reflet mais elle finit par se convaincre que ils étaient passés si vite que leurs images avaient dû se confondre dans la foule, elle oublia rapidement l’incident : elle était bien trop heureuse pour paniquer sur des enfantillages pareils. Ils s’arrêtèrent un instant pour se reposer un peu car elle se sentait légèrement fatiguée. Ils discutèrent pendant un moment de leurs voyages et de leurs passions. Il lui parla de tous les bals qu’il avait fréquenté et lui raconta à quel point celui du grand duc de St Pétersbourg était fabuleux. Vers minuit, il déclara qu’il devait partir. Elle le supplia de rester encore une petite  heure mais il refusa. La jeune fille allait le laisser se retirer quand elle réalisa qu’elle ne connaissait même pas son nom. Elle lui demanda comment il se nommait et si un jour elle le reverrait. Le jeune homme la serra dans ses bras et lui murmura à l’oreille qu’il s’appelait Stanislas de Brissac et qu’il n’y avait aucune chance pour qu’ils se revoient. A ces mots, la jeune fille se mit à trembler et elle lui déposa un doux baiser sur les lèvres. Stanislas fut saisit d’effroi et dit à la jeune fille d’une voix remplie d’épouvante qu’elle n’aurait jamais du l’embrasser et  il fondit en larmes. Violette ne comprenait pas. Quand tout à coup, une onde glacée la parcourut de la tête au pied. C’est alors qu’elle fut envahie par un terrible pressentiment, Violette demanda à Stanislas si il était un fantôme et ce dernier acquiesça. Il l’avertit que c’était trop tard, qu’elle n’aurait jamais du l’embrasser et que maintenant, elle allait se transformer en fantôme. Soudain, Mr et Mme de Nozière surgirent de la foule des invités. Ils regardèrent Violette d’un air stupéfait. Elle était très pâle, presque transparente. La jeune fille regarda ses parents pour la dernière fois et leur dit qu’elle aimait Stanislas de Brissac et que, à cause de cet amour impossible, elle s’était transformée en fantôme. Ses parents lui demandèrent si il y avait quelque chose à faire. Stanislas leur répondit que rien n’était possible et que, désormais, ils hanteraient cette salle de bal ensemble, car, lui aussi était mort ici, il y avait très longtemps, au cours d’un bal.

 

Violette et Stanislas hantèrent à jamais la salle de bal du manoir des de Nozière.

   
Ecrit par Claramia, le Vendredi 19 Mars 2004, 22:58 dans la rubrique "Vos Créations".
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