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Une petite visite

Blog de Skippyremi http://skippyremi.joueb.com

Jeudi (21/09/06)
Les nouveaux partisans
--> Parole et musique: Dominique Grange

Écoutez les nos voix qui montent des usines
Nos voix de prolétaires qui disent y en a marre
Marre de se lever tous les jours à cinq heures
Pour prendre un car un train parqués comme du bétail
Marre de la machine qui nous saoule la tête
Marre du chefaillon, du chrono qui nous crève
Marre de la vie d’esclave, de la vie de misère
Écoutez les nos voix elles annoncent la guerre

Nous sommes les nouveaux partisans
Francs-tireurs de la guerre de classe
Le camp de peuple est notre camp
Nous sommes les nouveaux partisans

Regardez l’exploité quand il rentre le soir
Et regardez les femmes qui triment toute leur vie
Vous qui bavez sur nous, qui dites qu’on s’embourgeoise
Descendez dans la mine à 600 mètres de fonds
C’est pas sur vos tapis qu’on meurt de silicose
Vous comptez vos profits, on compte nos mutilés
Regardez nous vieillir au rythme des cadences
Patrons regardez nous, c’est la guerre qui commence

Nous sommes les nouveaux partisans
Francs-tireurs de la guerre de classe
Le camp de peuple est notre camp
Nous sommes les nouveaux partisans

Et vous les gardes-chiourmes de la classe ouvrière
Vous sucrer sur not’e dos, ça ne vous gêne pas
Vos permanents larbins nous conseillent la belote
Et parlent en notre nom au bureau du patron
Votez, manipulez, recommencez Grenelle
Vous ne nous tromperez pas, maintenant ça marche plus
Il n’y a que deux camps, vous n’êtes plus du nôtre
À tous les collabos, nous on fera la guerre

Nous sommes les nouveaux partisans
Francs-tireurs de la guerre de classe
Le camp de peuple est notre camp
Nous sommes les nouveaux partisans

Baladez-vous un peu dans les foyers putrides
Où on dort par roulement quand on fait les trois huit
La révolte qui gronde au foyer noir d’Ivry
Annonce la vengeance des morts d’Aubervilliers
C’est la révolte aussi au cœur des bidonvilles
Où la misère s’entasse avec la maladie
Mais tous les travailleurs immigrés sont nos frères
Tous unis avec eux ont vous déclare la guerre

Nous sommes les nouveaux partisans
Francs-tireurs de la guerre de classe
Le camp de peuple est notre camp
Nous sommes les nouveaux partisans

La violence est partout, vous nous l’avez apprise
Patrons qui exploitez et flics qui matraquez
Mais à votre oppression nous crions résistance
Vous expulsez Kader, Mohamed se dresse
Car on n’expulse pas la révolte du peuple
Peuple qui se prépare à reprendre les armes
Que des traîtres lui ont volé en 45
Oui bourgeois contre vous, le peuple veut la guerre

Nous sommes les nouveaux partisans
Francs-tireurs de la guerre de classe
Le camp de peuple est notre camp
Nous sommes les nouveaux partisans

Ecrit par Skipp', à 20:35 dans la rubrique "Textes d'Auteurs".
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Samedi (09/09/06)
J'ai vomi dans mes Corn Flakes ou Fable de la vie tragique
--> http://www.tapasnocturn.com/
Une vidéo qui fait vraiment réfléchir...
J'voulais devenir astronaute quand j'étais petit...

J'ai vomi dans mes cornflakes


Dans un monde noir et blanc, seul les étoiles sont en couleurs

Si les enfants veulent tous devenir astronaute c'est pour se barrer de cette Terre où ils devront vivre toute leur vie. Ensuite ils grandissent, oublient la NASA à cause d'un 5.5 en Math. Ecoutent du Black Métal et vomissent la bière vendue par pack de 30. Ils se haïssent eux mêmes sans trop savoir pourquoi. Le lycée leur apprend les modalités de l'échec, de l'humiliation, de la clope et du suicide. Ceux qui auront leur bac se ruineront en Malibu-Coca. Puis, le soleil éclaire un peu plus leur chemin. Ils voient un peu mieux l'avenir, parce qu'il n'y en a pas. Ils se psychanalysent eux même découvrant que tous ça,ce n'est peut être pas seulement de leur faute. Alors on se met à faire de la politique. Un autre monde est possible. Le changer serait tellement cool. Ils achètent des T-shirt avec des étoiles rouges, et trouvent le mot Révolution très beau. Ca ressemble à Revolver, mais surtout à Evolution.Ils arretent de manger du Mac Do, refusent d'être français, ne regardent plus la météo, de toute façon demain, il pleuvra.
Le doute se mêle à leurs tentatives, vaines forcément. Pourquoi refaire le monde, puisqu'il va péter ? Et puis ils se rendent compte que boire une bière fraiche avec une belle brune ce n'est pas si mal. Le regard d'une fille d'une fille vaut mieu qu'un combat perdu d'avance. L'amour pas la guerre, ce genre de conneries. On emmerde une dernière fois la société, on revend son poster du Che. Cette fille devient notre femme, la bière fraiche devient votre bide. On s'entasse dans un meublé qu'il faudra payé. Un boulot et puis une bagnole avec l'ouverture centralisé et la clim en option. On économise pour Noel et un peu de soleil à la plage. On devient gros, moche, aigri. Les petits cons arrêtent de jouer dans notre pelouse et on se souvient qu'avant on avait des projets, on se souvient...On était jeunes, pleins d'idées, tout ça pour rien, parce que maintenant on attend comme tout le monde son abonnement au programme télé. Alors, avant de mourir, on va voir son petit fils. Il veut devenir astronaute.

(merci à Guillaume pour la transcription)



Pour le texte : http://www.tapasnocturn.com/
J'ai vomi dans mes cornflakes


Ecrit par Skipp', à 13:28 dans la rubrique "Textes d'Auteurs".
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Dimanche (13/08/06)
Lettre ouverte à Zinédine Zidane
--> Serge Quadruppani

Lettre ouverte à Zinédine Zidane



Cher ZZ,

Quelques minutes seulement après ce coup de boule que vous avez fait entrer dans l’histoire planétaire, nous avons vu et entendu le président de la République française vous absoudre implicitement en direct pour ce geste, nous l’avons entendu le lendemain, depuis l’Elysée, vous renouveler, solennellement et avec insistance, son soutien et celui de la nation toute entière, nous avons entendu toutes sortes de VIP médiatiques déployer des trésors de compréhension, au nom de l’idée que le joueur italien vous avait manqué de respect.

A ce spectacle, on ne peut s’empêcher de penser aux milliers de jeunes nés comme vous dans les « cités », qui sont passés par la prison ou qui y croupissent encore aujourd’hui pour s’être rebellés contre des représentants de l’ordre qui les provoquaient, les insultaient avec la même assurance hypocrite qu’un joueur de calcio certain que ses mots ne seront pas enregistrés, on songe à tous ces jeunes accusés d › « outrage et rébellion », à tous ceux qui ont brûlé des voitures ou ont été accusés de l’avoir fait parce qu’ils avaient senti que c’était la société toute entière, à travers ses représentants en uniforme, qui leur manquait de respect. Et vous n’avez, cher Zizou, sûrement pas oublié que le mépris et l’humiliation qui sont infligés quotidiennement à vos petits frères des quartiers comme à leurs parents, va bien plus loin que le fait de « traiter » leur mère et leur s’ur, jusqu’à ces insultes permanentes que constituent la discrimination, la relégation spatiale, l’apartheid social.

On se persuade donc facilement, cher Zizou, que vous n’allez pas manquer de demander à votre supporter de l’Elysée qu’il manifeste, à l’occasion du 14 juillet ou dans les jours qui suivront, la même compréhension que celle dont vous avez bénéficié. Nous sommes nombreux à attendre de vous que vous vous fassiez le porte parole d’un mouvement en faveur d’une amnistie générale pour les émeutiers de novembre, et pas seulement eux. Très certainement convaincu que tous sont victimes du même système, convaincu aussi de la nocivité de la coupure entre diverses catégories de rebelles, vous n’allez pas manquer d’exiger l’extension de cette amnistie aux lycéens poursuivis pour leurs actions contre la loi Fillon et à tous les condamnés et poursuivis du mouvement anti-CPE. Ce sera de votre part un geste civique d’une toute autre ampleur que d’inutiles excuses aux éducateurs et aux jeunes qui sont confrontés quotidiennement comme vous l’avez été fugitivement, à la difficulté de manifester sa révolte autrement que par des transgressions. Et qui, de leur geste de révolte, pourraient dire comme vous: « je ne le regrette pas ».

Serge Quadruppani, tifoso de la communauté humaine, et tous ceux qui voudront bien s’associer à cet appel

Ecrit par Skipp', à 18:52 dans la rubrique "Textes d'Auteurs".
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Mardi (27/06/06)
Chroniques De La Mort Annoncée De notre Société
--> ici : http://espace-prive.over-blog.com/article-2997149.html
15000 fonctionnaires en moins l'an prochain pour réduire le déficit de la France (on y croit). J'en vois qui ont les yeux qui pétillent.

 

Dans le nombre, il y a 8500 emplois dans l'Education Nationale dont 5000 postes d'enseignants qui vont voler. On nous ressort les 1800 profs qui ne sont pas devant élèves. Certes, dans le tas sont comptabilisés les syndicalistes (ouh, les affreux !) et ceux qui ont été placés dans divers bureaux des rectorats ou d'ailleurs pour incompétence. (Pour ces derniers, il faudrait peut-être revoir le mode de recrutement et la possibilité de reconversion, chose quasi impossible dans l'Education Nationale, contrairement à beaucoup d'autres administrations). Sont aussi comptabilisés les itinérants pour le suivi d'enfants handycapés et les titulaires remplaçants sans qui l'absence d'un enseignant devient vite un gros problème pour un établissement.

Il y aurait trop d'enseignants. Le calcul de ce "trop" se fait de façon très administrative : on prend le nombre d'enfants, on divise par le nombre d'enseignants et ça nous fait tant par classe. On calcule de la même manière le nombre d'heures d'enseignement par élève. Comme tout cela coûte cher, on rabiote. On supprime les heures supplémentaires pour les projets culturels ou l'aide aux plus défavorisés. On redispache pour arriver au quota imposé, et le tour est joué. C'est comme ça qu'on supprime des enseignants mais que "la moyenne de 24 élèves par classe ne changera pas", dixit ce cher de Robien.

Faire de tels calculs c'est ignorer la spécificité de chaque endroit. Un enseignant du fin fond du Cantal serait-il moins productif avec ses 15 élèves qu'un enseignant de centre ville avec les 30 dont il s'occupe ? Pédagogiquement, le contraire se démontre facilement, sauf que la productivité en matière d'enseignement n'a pas la même définition côté prof que côté Ministère de l'Economie...

C'est aussi ignorer les réalités du terrain. On n'enseigne plus comme avant, avec des enfants qui ne mouftent pas au fond de la classe. La société a créé de nouveaux élèves avec des problématiques parfois ingérables dans une classe voire même au sein d'un établissement.

C'est vrai que l'enseignement ne rapporte pas d'argent. C'est vrai que de traiter les cas particuliers ou une frange de la société qui demande un peu plus d'attention coute cher. Mais n'est-ce pas un choix politique (au sens noble) à faire ? J'écoutais hier Serge Portelli, magistrat, qui disait que louper l'insertion des jeunes enfants dans le système scolaire, c'est laisser émerger la délinquance dans les années à venir. Par la suite il sera trop tard pour légiférer ou faire de la répression. Notre pays qui fait parti soit disant des plus grandes puissances mondiales ne se dote pas de l'Ecole à laquelle elle devrait aspirer.

Ne pas prendre en compte les problèmes de l'Ecole, réduire ses moyens d'action c'est faire crever la société à petit feu. A croire que ce gouvernement ne cherche que ça en misant purement et simplement sur l'abêtissement du peuple*. Il y a bien évidemment des reformes à engager dans l'Education Nationale, mais sûrement pas comme ça et dans ce sens. (Ni pendant que la France a les yeux rivés sur le ballon rond....)

Ecrit par Skipp', à 23:37 dans la rubrique "Textes d'Auteurs".
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Mercredi (03/05/06)
Y’a plus d’pavés
--> Paroles d'Olivier Trévidy
Y’a plus d’pavés
(Olivier Trévidy/Olivier Trévidy)

Pavés planqués au centre ville
Et bitume ancré dans ma zone
La plage fait place à l’amertume
Aux caisses brûlées par quelques mômes
Qui complèt’ment déboussolés
Se mettent à s’automutiler
Doit on leur apprendre à l’école
Sur qui balancer leur pot d’colle
Des profs qu’approchent la soixantaine
Qui à vingt ans crachaient leur haine
Direct à la gueule du pouvoir
Ont-ils tous perdu la mémoire


Refrain :
Y’a plus d’pavés y’a plus d’plage
Y’a plus rien du tout
Y’a plus qu’des cons des endormis
Y’a plus qu’des mous dans mon pays


Où sont passés les Jean Ferrat
Les « société tu m’auras pas »
Reniés par nos chaînes de télé
Réalités bien orchestrées
Sur ta radio dans mon journal
A la fête de l’Humanité
Quand l’artiste vient d’Universal
J’dis bravo Jean-Marie Messier
Tous d’accord pour dire qu’on est con
Oui mais franch’ment on n’a pas d’pot
Quand on nous fabrique un mouton
A coups d’triques on d’vient ses agneaux

Refrain
Les syndicats qui autrefois
Osaient fustiger l’patronat
Baissent leur froc et puis leur bras
Devant l’Medef qui à cœur joie
S’applique à flinguer codes et droits
Sans résistance et sans émoi
Ils bricolent leurs propres lois
En nous disant qu’on n’a plus l’choix
Qu’notre société elle est pourrie
Suite aux années un peu à gauche
Et vu nos dons post Tsunami
Faut pas s’plaindre on n’est pas si pauvre

Refrain


Depuis le boul’vard Jean Jaurès
Jusqu’à la venelle Georges Brassens
Quand j’me ballade pendant la messe
Y’a plus qu’les roues d'caddies qui grincent
L’PMU s’remplit l’tiroir-caisse
Les gens se voient princes ou princesses
Les éléphants font du tire-fesses
Par stratégie ou par paresse
Tous ces futurs présidents
Ont un passé bien répugnant
Pour le présent l’immunité
Nous fera douze ans de pieds d’nez
Pour le présent l’immunité
et les votants vont s’rhabiller

Refrain

FIN



Ecrit par Skipp', à 11:19 dans la rubrique "Textes d'Auteurs".
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Mardi (04/04/06)
La Solitude : MA SOLITUDE est celle là
--> Léo Ferre

Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'une autre quartier, d'une autre solitude.
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous.
J'attends des mutants. Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure. Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés.
Je suis prêt à vous procurer les moules. Mais...

la solitude...

Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis. Ils ont été coulés demain matin. Si vous n'avez pas, dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de vous transmettre, il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour. Et...

la solitude...

Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues, soient aussi imperturbables que les feux d'arrêt ou de voie libre. Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez être votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et pourtant...

la solitude...

Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur", les mots que vous employez n'étant plus " les mots" mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se font bonne conscience. Mais...

la solitude...

Le Code civil nous en parlerons plus tard. Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable. Je voudrais mesurer vos danaïdes démocraties.
Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit, le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité. La lucidité se tient dans mon froc.

Ecrit par Skipp', à 20:35 dans la rubrique "Textes d'Auteurs".
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Dimanche (08/01/06)
Tonton, 10 ans....
--> (déjà vu, déjà posté, mais je reposte)

Mitterand, ce fut mon enfance, mais je n'en savais point, si j'avais su...

Aujourd'hui, qui pourrait le remplacer ?

TONTON

(Renaud Séchan)

Bonhomme qui va austère
Au milieu des landes, des bruyères
Silhouette insolites
Bloc de granit
Tonton foule la terre
Lentement
Comme le temps
 
Le temps qui, pourtant, emporte
Les idées, les hommes et les amours mortes
Le temps qui lui reste
Dans la même veste
Avant de n'être plus
Qu'une statue
Un nom de rue
 
Il a son beau chapeau
Il a son long manteau
Il a son chien, le brave
Le gros qui bave
Il a le regard des sages
Il est la force tranquille, sereine
Il est comme un grand chêne
Il sait la futilité
De toute chose
La douceur et
La fragilité des roses
 
Bonhomme qui va austère
Au milieu des landes, des bruyères
Silhouette insolite
Bloc de granit
Tonton foule la terre
En sifflotant
Comme le vent
 
Le vent qui, pourtant, emporte
Son joli chapeau que le chien rapporte
Il est plein de bave
Ce n'est pas bien grave
Un chapeau ça se lave
Mais ça fait sale
Et tonton râle
 
Tonton est colère
Tout va de travers
L'Histoire, la gloire, tout foire
Parc'que ce soir
Le vieille homme a, c'est dur
Un caillou dans sa chaussure
Un vieux rhume qui dure
Et puis cette nuit, misère
Il a rêvé
Qu'un beau jour
La gauche revenait
 
Tonton s'en va
A petits pas ...
Ecrit par Skipp', à 11:16 dans la rubrique "Textes d'Auteurs".
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Lundi (19/12/05)
LE BILAN (Jean Ferrat)
--> ...C'est un autre avenir qu'il faut qu'on réinvente
 (ce message s'adresse particulièrement à tout ceux qui m'ont dit que le communisme c'était et que ce ne pouvait être qu'un "Crime")


Ah ils nous en ont fait avaler des couleuvres
De Prague à Budapest de Sofia à Moscou
Les staliniens zélés qui mettaient tout en oeuvre
Pour vous faire signer les aveux les plus fous
Vous aviez combattu partout la bête immonde
Des brigades d'Espagne à celles des maquis
Votre jeunesse était l'histoire de ce monde
Vous aviez nom Kostov ou London ou Slansky

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui

Ah ils nous en ont fait applaudir des injures
Des complots déjoués des dénonciations
Des traîtres démasqués des procès sans bavures
Des bagnes mérités des justes pendaisons
Ah comme on y a cru aux déviationnistes
Aux savants décadents aux écrivains espions
Aux sionistes bourgeois aux renégats titistes
Aux calmniateurs de la révolution

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui

Ah ils nous en ont fait approuver des massacres
Que certains continuent d'appeler des erreurs
Une erreur c'est facile comme un et deux font quatre
Pour barrer d'un seul trait des années de terreur
Ce socialisme était une caricature
Si les temps on changé des ombres sont restées
J'en garde au fond du coeur la sombre meurtrissure
Dans ma bouche à jamais le soif de vérité

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui

Mais quand j'entends parler de "bilan" positif
Je ne peux m'empêcher de penser à quel prix
Et ces millions de morts qui forment le passif
C'est à eux qu'il faudrait demander leur avis
N'exigez pas de moi une âme de comptable
Pour chanter au présent ce siècle tragédie
Les acquis proposés comme dessous de table
Les cadavres passés en pertes et profits

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui

C'est un autre avenir qu'il faut qu'on réinvente
Sans idole ou modèle pas à pas humblement
Sans vérité tracée sans lendemains qui chantent
Un bonheur inventé définitivement
Un avenir naissant d'un peu moins de souffrance
Avec nos yeux ouverts et grands sur le réel
Un avenir conduit par notre vigilance
Envers tous les pouvoirs de la terre et du ciel

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui
Ecrit par Skipp', à 15:08 dans la rubrique "Textes d'Auteurs".
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Jeudi (17/11/05)
Sarkozy ! Dégats collatéraux.
--> (MC Solaar)
Mc Solaar avait tenté à sa facon d'alerter pour que l'on s'interesse enfin à la situation dans les banlieues.
Ecoutez ici



Ecrit par Skipp', à 08:14 dans la rubrique "Textes d'Auteurs".
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Dimanche (16/10/05)
Jaurès, Jacques Brel
--> ...Jacques Brel
Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Ecrit par Skipp', à 09:08 dans la rubrique "Textes d'Auteurs".
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